Tout récemment une amie thérapeute m’a dit quelque chose d’incroyable:
« on ne doit l’amour inconditionnel qu’à soi-même et à nos enfants. »
Elle a même ajouté que je devais expérimenter l’amour conditionnel et poser mes conditions.
Cette réflexion me trotte dans la tête depuis.
L’amour inconditionnel… à soi-même… déjà. Cela veut dire que quels que soient mes défauts (ou ce que je considère comme tel), quels que soit mon passé, mes errances, mes paroles ou mes gestes malheureux, je m’aime. Et ceci même si mes errances sont toujours d’actualité. Même si aujourd’hui, là, maintenant, je suis traversée d’une émotion que je juge négativement. Même si je continue encore aujourd’hui à juger autrui et à me juger. Même si. Je suis en droit, et même en devoir de m’aimer telle que je suis.
De même pour mes enfants, mais là pour l’instant je n’ai pas de souci…
Et puis pour les autres, c’est de l’amour conditionnel. Pour moi, la condition de base, c’est le respect. Mais il peut y en avoir d’autres, en fonction des personnes et des circonstances. Quelqu’un qui se moque de moi, m’humilie, me ment, me manipule… Même si c’est un de mes proches, un frère, une soeur, un parent, même si c’est la personne avec qui je vis, et quoi que cette personne ait fait de bien pour moi, je suis en droit de dire stop. Par amour pour moi-même. Je suis en droit, et même en devoir pour moi-même de prendre de la distance avec cette personne ou d’obtenir qu’elle me respecte.
Cela va encore plus loin. Si je ne plais pas à mes parents, à cause du chemin que je prends, du conjoint que je choisis, de ma façon d’éduquer mes enfants, ou que sais-je encore. En vrai, je n’ai pas à leur plaire, ni à entrer dans leurs conditions pour qu’ils m’aiment. Car ce sont eux qui sont tenus d’un amour inconditionnel pour moi. Et probablement que si nos parents ne nous aiment pas tels que nous sommes, c’est à eux de faire le chemin intérieur. Déjà d’apprendre à s’aimer eux-mêmes, d’aller voir et guérir leurs blessures. Ce n’est pas à la génération suivante de bien rester dans les rails pour éviter de les mettre mal à l’aise devant leurs propres manquements. Et cela même s’ils sont vieux ou malades, s’ils ont souffert pendant leur enfance ou que sais-je. Notre mental est très fort pour donner plein d’excuses aux autres et nous admonester de « prendre sur nous ».
Voilà mes réflexions du jour… Si cet éclairage amour conditionnel / amour inconditionnel te parle, ou pas, n’hésite pas à commenter.
Amour, amour…
Réponses
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totalement 💋💫❤️ nous sommes responsables que de nous-mêmes et de l’amour que nous nous portons et de l’amour que nous portons aux autres. Si l’amour reçu n’est pas assez ou nous limite , on a le droit de partir oui ou de mettre nos conditions. Car comme tu dis si justement, si l’amour inconditionnel n’est pas présent, c’est que peut-être l’autre doit travailler en soi. Et nous aussi c’est l’occasion pour nous aimer encore plus et de mériter mieux. ❤️💫
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Salut Camille, Les mots utilisés ne sont pas à mon goût pour une réponse précise mais je trouve les questions pertinentes. Le « doit » me gène autant que le « il faut » que tu relèves avec justesse lors de nos échanges. L’amour inconditionnel est présent ou pas, c’est facile à ressentir et il ne se commande pas. J’ai de la tristesse pour les personnes qui n’arrivent pas aimer leur enfant et n’ai jamais échangé avec une personne qui ne s’aimait pas. Ça c’est pour le plus facile. Est-ce que l’amour peut-être conditionnel ? Là je dois dire que si on parle du même amour que le Divin a pour nous, on est à côté de la plaque. Parle t’on vraiment d’amour, je dirais plûtôt de la bienveillance conditionnelle, ou tout autres mots, alors là je partage ton avis. « Amour conditionnel « c’est bien un truc d’humain mais je pense qu’ on peut doser l’amour que l’on veut donner à quelqu’un, mais pas toujours. Voilà pour mon retour superficiel. Meilleures pensées. Joël Être aimé c’est bien mais pouvoir aimer c’est mieux.
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